Comment Wang Fô fut sauvé

Animation vidéo à partir du conte de Marguerite Yourcenar

Musique originale composée par Guillaume Chapuis, avec la voix du comédien Arthur Provost

 

 

mixed media
durée : 19 min
Projection sur grand écran
2018

Extrait tableau 1 : Le sac de Ling

Extrait tableau 2 : L’épouse de Ling

Extrait tableau 3 : Dans la forêt

 

Extrait tableau 4 : Le jardin

 

Le conte de Marguerite Yourcenar interroge la nature de l’articulation entre fiction et réalité, à travers la rencontre de deux personnages faisant le chemin inverse dans leur quête d’esthétisation du monde.

Tandis que l’empereur commence sa vie en idéalisant son royaume à travers les peintures de Wang-Fô, ce dernier développe avec le vivant une familiarité si accrue, qu’il en devient presque impossible de discerner ce qui sépare la réalité de ses représentations.

L’empereur fantasme le monde à travers une image désincarnée, tandis que Wang-Fô qui a passé sa vie à l’étudier, est capable de l’investir de sa capacité à rêver.

Ce conte touche du doigt la quête artistique et ses pièges. Il met en scène la recherche incessante d’équilibre entre le dehors de la sensation, et la singularité de l’impression qu’elle inscrit à l’intérieur de chacun.

Dépliages

Sur une invitation de Laure Jullien pour l’exposition Ombrage Suspendu, Mairie du V°

Affiche – Ombrage suspendu-3 (1)

Performance
techniques mixtes
durée : 65 min
2018

 

PROTOCOLE :

Carré de feutrine N° 1– On trace une rosace au henné sur ses pieds : le temps de pose du hénné, correspondra à la durée de la performance. La trace de l’évènement : un dessin imprimé sur la peau.
Carré de feutrine N° 2– On dessine un carré sur papier à la règle et au compas
ELLIPSE
Carré de feutrine N° 3– A partir du carré de papier, on réalise une suite de pliages qui donneront forme à la maquette d’une boite en origami
Carré de feutrine N° 4– On déplie le contenu de la boite transparente
Carré de feutrine N° 5– On déplie les couvercles des contenant sur la vitrine carrée
Carré de feutrine N° 4– On repli contenants et couvercles dans la boite transparente
Carré de feutrine N° 1– On gratte le henné sec pour faire apparaitre le dessin

– Les poupées russes n’ont pas été inventées par les russes : ils les ont trouvé chez les japonais
– Sauf que ce n’était pas des paysannes que les japonais représentaient sur leurs jouets, mais les 7 divinités du bonheur de leur religion polythéiste. Un dieu en cache un autre, et autre, puis encore un autre, et ça dure 7 fois.
– Oui mais ici il semblerait que ces Dieux ont été remplacés par des boites. Des boites carrées fabriquées en origami
– Encore une invention des japonais !
– Oui, et ce sont les 7 couleurs du spectre visible de la lumière qui apparaissent successivement dans un dégradé arc en ciel en volume. Des couleurs enchâssées, emboitées et superposées, qui ne cessent de se reconfigurer selon les multiples agencements de leur structure porteuses.
– Parlons en de ces structures porteuses, des boites ?
– Oui, pour le classement ! La boite : objet phare des grands pédagogues : Montessori et Froebel.
– Il s’agit donc simplement d’ouvrir la boite et d’en déployer le contenu ?  »

Inspirée par le vocabulaire formel et les principes de la pédagogie de Maria Montessori, je propose une intervention au caractère évènementiel.
Entre dégradé de couleur et classement, origami et motifs islamiques, spectre lumineux et infini géométrique, c’est une forme plastique éphémère qui émerge de cet ensemble de télescopages…

Les images du souvenir

PARISARTISTES#2016

A l’occasion de l’évènement, l’écriture et sa mise en scène sont venus se confronter aux images dans l’espace d’exposition de Anggy Haïf.
Le texte de Jenna Charmasson Origine du corps, Performance pour trois voix a été écrit librement à partir de l’observation de la série de dessins jusqu’à l’endroit où la vague éclate.
Entre dialogue et analyse d’image, cette réflexion poétique aux allures de pièce de théâtre, a donné lieu à une création sonore conçue et interprété par le comédien Arthur Provost.
L’exposition prend ainsi corps dans ce dialogue à trois, en confrontant dans un même espace-temps le dessin au texte et le texte à sa mis en forme sonore et spatiale.

3-images

 
 
 
 

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CHATS, CHIENS ET AUTRES ANIMAUX DOMESTIQUES

Aquarelles

Aquarelle
Papier coton
2016

CHATS, CHIENS ET AUTRES ANIMAUX DOMESTIQUES

Encres de Chine

Papier japon marouflé
2016

 

 

 

 

Paysages

P’ing-yuan : distances plates

from a close position,
the viewer’s view extends freely to infinity

crayon de couleur / Adobe Photoshop
Impressions numériques
Formats variables
2014

Not a Museum

La salle de jeu

installation in situ
techniques mixtes
2014
L’installation a été réalisée à l’occasion de l’exposition collective «Not a Museum, Aesthetic suspicions lab» organisée par la Fondation de Vladimir Smirnov et Konstantine Sorokin dans le cadre du Programme Parallèle de la Manifesta 10 à St Pétersbourg.
L’installation qui occupe principalement le sol de deux salles, semble soumise à l’apesanteur, elle attire systématique les corps vers le bas.
Ici l’horizon est renversé, il ne se situe plus devant mais en-dessous, à notre portée, dans notre espace. Et c’est celui-ci que nous sommes invités à inspecter. Là où les volumes s’aplatissent sous notre regard plongeant.
La genèse et la structure de ce projet, ce sont les lignes-limites. Elles apparaissent de la confrontation de deux zones, elles surgissent entre le bleu et le blanc des pierres répandues au sol, entre les étages du bâtiment en construction, entre les deux pages du carnet de croquis, entre la pâte à modeler bleue et le rebord blanc du coquillage, entre les murs des deux salles où de l’argile encore humide déborde.
Mais cet « entre-deux » est aussi celui où le geste est rendu visible, et où les figures ont peine à prendre forme. On hésite, on ne sait pas précisément s’il s’agit là d’apparition ou de disparition. A l’image du bâtiment les figures émergent discrètement d’un objet ou d’une matière mais sans jamais se cristaliser.
En arrière fond, c’est un jeu libre qui orchestre l’ensemble de l’installation. Les gestes de l’art s’apparentent ainsi avec la simplicité des bricolages enfantins où priment la connaissance par l’expérience, à travers des expérimentations curieuses, dont la pulsion mimétique constitue le moteur. On observe, on imite, on s’approprie le visible à travers le prisme des matériaux, on le réordonne tout en conservant sa propre économie.
Cette interaction intime de l’art avec la pulsion créative de l’enfance est exemplifiée par la disposition au centre de l’espace de 200 sculptures miniatures en pâte à modeler, librement inspirées du tableau Les Jeux d’enfants de Bruegel qui hante l’ensemble de l’installation.
L’imaginaire s’y déploie au grès d’une approche dispersée que rappellent les interactions des personnages ocres et bleus, dont les couleurs rejouent celle du tableaux et identifient les genres des enfants esquissés par Bruegel.